Le 150e anniversaire de l’impressionnisme
- 20 février 2024
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Enconséquence,
Quiconque passe cinq heures à voyager pour tenter deux mouvements sur un bloc de roche inconnu, qui n’a encore été résolu par personne, sera assurément pris pour un fou. Pour moi, c’était tout à fait normal. Quand la motivation vous saisit, vous perdez tout contact avec la réalité. Après ma première journée de bloc à Larchant, j’étais mordu par le virus. J’ai tout fait pour y retourner au plus vite.

La motivation est notre source d’énergie intérieure pour chaque action. Si vous voulez repousser sans cesse vos limites en escalade de bloc, vous avez un besoin vital de cette source d’énergie. Quiconque « tire encore » après la centième tentative infructueuse, et qui donne toujours le meilleur de lui-même, comprendra exactement ce que je veux dire.
Cependant, chaque athlète rêve d’être toujours motivé, mais il est dans la nature même des choses de ne pouvoir maintenir cet état en permanence. L’acharnement ne fait pas tout : il faut des jours pour réfléchir, récupérer, définir ses prochains objectifs, et surtout, pour raviver sa motivation. (C’est d’ailleurs avec cette idée de repos réparateur en tête que les Gîtes Dame Jouanne ont été pensés !).
Une fois ma passion éveillée, je profitais de chaque occasion pour aller en forêt de Fontainebleau. Au début, je n’avais même pas de « crash pad » (le matelas de réception). Souvent, je risquais une chute qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Nous ne pouvions grimper que là où la zone de réception n’était pas trop dangereuse, pour ne pas risquer de se casser la cheville. Mais cela n’a jamais gâché notre plaisir.
Un an plus tard, j’ai enfin eu mon premier vrai crash pad. À partir de ce moment-là, mes amis et moi avons fait du bloc par tous les temps.

Nous partions pour la forêt de Fontainebleau en roulant au plus vite, surchargés dans une voiture avec cinq passagers, autant de sacs à dos, un crash pad et un matelas. L’hiver nous offrait des
aventures sauvages et de magnifiques souvenirs.
Très vite, nous avons optimisé notre routine quotidienne d’escalade pour qu’elle soit la plus efficace possible. Nous commencions dès sept heures du matin, prenions le petit-déjeuner à 8h30 au cœur de la forêt, et profitions au maximum de la fraîcheur matinale : cette fameuse « collante » indispensable pour l’escalade de bloc. Une habitude de lève-tôt que beaucoup de grimpeurs de passage à Larchant perpétuent encore aujourd’hui !